Disney et moi, c’est aussi une belle histoire d’amour. Je n’ai pas de grandes prétentions de collectionneur : simplement une jolie collection de DVD et quelques objets glanés ici et là.
Mon premier film au cinéma a été "Le Roi Lion". Quant à la toute première VHS que j’ai regardée enfant (je ne marchais même pas encore) c’était "Le Prince et le Pauvre". Je me souviens encore de ma mère, toute enthousiaste : « Vous avez vu ? Mickey aussi, il a un frère jumeau ! »
Par la suite, elle s’est appliquée à copier des VHS dès qu’elle en avait l’occasion.

Aussi loin que remontent mes souvenirs, l’univers Disney a toujours fait partie de ma vie. Aujourd’hui encore, on en retrouve des traces un peu partout chez moi : dans mes vêtements, dans ma bibliothèque…
Et comme j’ai fait des études de cinéma, j’ai naturellement développé un regard différent sur cet univers. Une de mes évaluations d’histoire du cinéma, par exemple, consistait en l’analyse de mon Disney préféré. Si je me souviens bien, j’avais eu 16… ou 15.
Pour donner mes impressions sur cette première liste :
Blanche-Neige
Un classique intemporel. Je pense que beaucoup de gens ignorent l’impact considérable qu’a eu ce film dans l’histoire du cinéma. Enfant, je me souviens que je fermais les yeux au moment de la révélation de la sorcière. Sans être ma méchante préférée, j’adore la Reine Grimhilde : une beauté froide, redoutablement dangereuse. La version filmée récente a d’ailleurs, selon moi, complètement massacré le personnage sur le plan scénaristique. Les nains sont très attachants et Blanche-Neige reste une figure iconique (ce n’est pas le personnage le plus vif d’esprit, mais elle incarne à elle seule tout un pan de la culture populaire). J’aime beaucoup ce film, avec une nette préférence pour la version doublée par Lucie Dolène et Claude Gensac. J’ai également lu le conte : un grand classique.
Pinocchio
Je le trouve très sombre dans ses thèmes, et ce sentiment s’est renforcé en grandissant, car on comprend mieux l’horreur de ce qui est sous-entendu. La scène de transformation en âne est particulièrement perturbante. Crapule qui, dans un dernier cri encore humain, appelle sa mère à l’aide (alors même qu’il s’est volontairement éloigné d’elle) me glace toujours le sang. Monstro est une véritable créature de cauchemar, et le cocher avec son sourire terrifiant est tout aussi inquiétant. Étrangement, Stromboli ne m’a jamais vraiment fait peur. Comme pour Blanche-Neige, je trouve que l’adaptation filmée récente ne lui a pas rendu justice, même si certaines idées et certains visuels étaient magnifiques. J’ai le roman chez moi, mais je ne l’ai pas encore lu... et je pense qu’il doit être encore plus sombre que la version Disney.
Fantasia
Je ne le connais pas assez pour vraiment juger. Enfant, je le trouvais très ennuyeux. Je sais qu’on y voit Mickey en apprenti sorcier (une image devenue iconique) et que le projet était un véritable pari artistique pour Disney, mêlant plusieurs formes d’art d’une manière révolutionnaire pour l’époque. Aujourd’hui, je pense que je l’apprécierais probablement davantage.
Dumbo
Je l’ai découvert enfant, puis redécouvert il y a quelques années, car il ne fait pas vraiment partie de mes favoris. C’est assez particulier d’avoir un protagoniste quasiment muet. La séquence
Mon tout petit est extrêmement touchante : j’ai toujours les yeux qui se brouillent quand Dumbo, en larmes, se retrouve enlacé par la trompe de sa mère. À cet instant, je trouve que son visage ressemble vraiment à celui d’un enfant. J’ai également bien aimé l’adaptation en prises de vue réelles, qui aborde l’histoire sous un angle différent sans me paraître irrespectueuse.
Bambi
Un bon souvenir d’enfance (notamment grâce à Pan-Pan et sa voix malicieuse) mais un film qui m’a personnellement moins marqué. La mort de sa mère ne m’a pas fait pleurer : c’est évidemment triste, mais le film reste assez pudique dans l’émotion. J’ai revu récemment Bambi 2… Disons que ça a au moins le mérite d’exister. ^^ J’ai aussi le roman qui m’attend dans ma bibliothèque.